L’eczéma du bébé
eczéma du bébé

La sécheresse de la peau, pourtant typique de l’eczéma atopique, n’est pas fréquemment observée chez le bébé avant 2 ans, par contre cela ne signifie pas que sa peau ne soit pas fragilisée ! De même, on peut avoir l’impression que l’enfant ne se gratte pas ; en réalité, en cas d’eczéma du bébé, il souffre tout autant à cause de ses plaques mais l’exprime différemment : il se frotte contre les draps, se tortille dans son lit ou sa poussette, pleure plus souvent, se réveille la nuit… Ceci altère sa qualité de vie et celle de ses parents.

Les causes

L’eczéma du bébé est souvent d’origine constitutionnelle :

il s’agit de ce que l’on appelle la dermatite ou eczéma atopique.

Les symptômes

L’eczéma du bébé est caractérisé par des plaques, volontiers suintantes à cet âge, sont localisées sur les zones bombées du visage et du corps : joues, tronc, face externe des membres… En revanche, la zone sous les couches est globalement épargnée.

Le traitement de fond

Pour soulager l’eczéma du bébé, il faut hydrater quotidiennement le petit enfant, à l’aide de produits émollients. A cet âge, la peau n’est pas forcément sèche et rugueuse au toucher, mais il s’agit d’une peau fragile, atopique : les émollients participent à la restauration de sa fonction barrière.

L’application des émollients peut devenir un véritable moment d’échange parent-enfant : le parent effectue des massages circulaires du bas vers le haut du corps, sans oublier le dos ni le visage. Il est important de chauffer l’émollient entre ses mains avant de l’appliquer sans frotter. Pour que la détente soit complète, une musique douce peut être utilisée.

Le traitement de l’inflammation

Le traitement de l’eczéma du bébé repose sur des pommades et des crèmes à base de cortisone, on parle de dermocorticoïdes (DC). Ils s’appliquent une fois par jour, le soir après le bain. L’application se fait sur les plaques d’eczéma, jusqu’à disparition des lésions. Les parents doivent être capables de redémarrer immédiatement le traitement en cas de récidive.

Le principal obstacle au bon suivi du traitement s’appelle la corticophobie : une peur importante vis-à-vis des DC, parfois accompagnée d’un refus d’utilisation, donc d’un échec thérapeutique et d’une aggravation des lésions. Les parents peuvent avoir des échos négatifs sur ces produits de la part de leurs proches, familles, amis, collègues de travail, voire même professionnels de santé eux-mêmes. L’amalgame est souvent fait entre les DC et les corticoïdes par voie générale. Or, on sait bien aujourd’hui que les DC, lorsqu’ils sont utilisés de façon optimale, n’entraîne pas d’effets secondaires comme les retards de croissance, tant redoutés par les parents.