Enquête européenne : Dermatite Atopique Sévère de l’adulte
27 novembre 2018
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Retour sur la participation de l’Association à Speed Ouest

Stéphanie Merhand

Retour sur la participation de l’Association Française d’eczéma à Speed Ouest à Rennes

ResoEczéma organisait le jeudi 22 novembre l’événement Speed Ouest à Rennes. Pour l’occasion, 8 intervenants avaient 8 minutes pour nous parler d’une problématique au choix sur le thème de l’Eczéma. Le tout pour laisser place aux échanges et au partage d’expérience dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

7 orateurs sur 8 étaient des médecins. Le dernier d’entre eux n’était autre que Stéphanie, membre de l’Association Française de l’Eczéma. Elle a représenté la voix des patients lors de cette conférence. 

– Parcours de soin en 2018 (Stéphanie Merhand)
Eczéma de contact et dermatite atopique (Dr Sarre)
– ETP dans la dermatite des mains (Dr Bernier)
– Prurit et dermatite atopique (Pr Misery)
– Diagnostic différentiel (Dr Droitcourt)
– Quand passer aux systémiques ? (Dr Fougerousse)
– Quels systémiques aujourd’hui et demain (Dr Barbarot)
– Les phénotypes de la dermatite atopique (Dr Jacobzone)
– E santé : dans la pratique (Dr François Maccari)
Une formation totalement intégrée dans la semaine d’actions de l’Association Française de l’Eczéma.

Stéphanie patiente et membre de l’Association Française de l’Eczéma était la première à intervenir sur la problématique du parcours de soin du patient en 2018. Elle a choisi de présenter les trois moments décisifs d’un patient atopique avec les professionnels de santé : la consultation, l’ordonnance et la crise.

Assocation eczema

La consultation des patients atteints d’eczéma

Pour chacune de ces 3 grandes parties du parcours de soin, Stéphanie a tenté d’expliquer en premier lieu quelle était l’attente du patient dans la situation donnée. En deuxième lieu, les difficultés qu’il peut rencontrer au cours de la situation. Et, suite à cela, des pistes de réflexions pour améliorer ces grandes étapes du parcours patients.

Pour commencer, lors de la consultation, le patient est dans l’attente d’une grande écoute de la part de son médecin. Les facteurs identifiables pour la complication de cette écoute pourraient être : un temps de consultation trop court, la présence trop importantes d’internes dans la salle de consultation. Ce à quoi Stéphanie vient proposer des solutions envisageables pour y remédier. Par exemple, prévoir une première consultation plus conséquente en terme de temps. 

Toujours sur la partie consultation, il semble important pour les patients de trouver des conseils. Des conseils pouvant être contradictoires d’un praticien à un autre. Donner l’impression qu’un seul traitement pourrait solutionner la dermatite atopique ou encore de soigner uniquement les conséquences et non pas la cause. Les pistes envisagées pour améliorer les conseils apportés se tournent sur des formations des professionnels de santé (comme la réunion Speed Ouest) ou encore des outils mis à disposition des patients. Afin de s’informer, comme des événements permettant l’échange entre patients et professionnels de santé. Ou source d’informations sûres comme des magazines consacré à l’Eczéma, comme par exemple l’Eczéma Magazine, le magazine de l’Association réalisé avec les professionnels de santé, etc.

Enfin, les patients recherche l’accompagnement. Mais, parfois, certains sujets de la vie quotidienne ne sont pas abordés. La sexualité, le mal-être, le regard des autres, etc. L’Education Thérapeutique du Patient semble être la meilleure façon d’y remédier. En effet, lors des séances individuelles ou collectives d’Education Thérapeutique du Patient, le patient peut alors s’informer sur la maladie, les différents traitements et échanger ses conseils avec les professionnels de santé.

L’ordonnance pour la dermatite atopique

Le patient suite à sa consultation vient voir le pharmacien pour obtenir son traitement et des conseils. Celui-ci doit s’assurer que le patient a bien compris son ordonnance (posologie, durée du traitement, etc.). Le pharmacien a un rôle très important dans la prise en charge de la dermatite atopique, il peut apporter des conseils pratiques au patient pour améliorer son quotidien. Comme par exemple l’hydratation ou les techniques anti-grattage.

Les difficultés rencontrés par le patient peuvent être :

  • Le temps de délivrance du traitement qui peut-être court suivant le moment de la journée (affluence, fermeture, etc.).
  • Les patients ne sont pas toujours fidèles à une pharmacie. Lorsque ils le sont, ils n’ont pas toujours en face d’eux le même pharmacien.
  • Certains pharmaciens ont des discours différents de ceux des dermatologues concernant les dermocorticoïdes.

Les pharmaciens bénéficient de plus en plus de formation sur la maladie. Des formations organisées par les groupements de pharmacie et les laboratoires. Les pharmaciens peuvent également faire de l’Education Thérapeutique pour les patients souffrant de dermatite atopique, dans leur officine.

La crise d’eczéma

Un patient atopique renouvelle sa consultation avec son dermatologue tous les 6 mois. Mais, parfois cela n’est pas suffisant. Une crise arrive.

La difficulté : avoir un rendez-vous rapidement avec son dermatologue.

Les professionnels de santé alors contactés sont le médecin traitant et le pharmacien, qui ont pour rôles de rassurer le patient et l’aider à passer au mieux cette crise. Il ne faut absolument pas le laisser seul. C’est pourquoi, le rôle des associations de patients est important pour écouter et soutenir les patients et les familles qui traversent cette crise.

Le parcours de soin reste un vaste sujet, difficile à concentrer en 8 minutes. Il semble déjà désuet avec l’arrivée des nouveaux traitements qui vont révolutionner la prise en charge des patients dans les prochaines années.

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