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Comprendre les démangeaisons dans la dermatite atopique

Comprendre les démangeaisons dans la dermatite atopique

Comprendre les démangeaisons dans la dermatite atopique

Les démangeaisons concernent une personne sur trois en France. Le Pr Misery du Chu de Brest, nous aide à mieux comprendre les démangeaisons dans la dermatite atopique.

Pour comprendre les démangeaisons dans la dermatite atopique, il faut savoir que le prurit se définit comme une sensation désagréable accompagnée d’un besoin de grattage, que celui-ci ait lieu ou non. C’est donc le terme médical pour parler de démangeaison. Il est toujours présent au cours de la dermatite atopique et fait donc partie de la définition-même de la maladie. Pourtant, il est assez peu étudié alors qu’il s’agit d’une souffrance tout autant que la douleur. Son impact sur la qualité de vie des patients est majeur. Il persiste souvent alors que les lésions d’eczéma ont disparu.

Une explication pour comprendre les démangeaisons de la dermatite atopique

Au cours de la dermatite atopique, les kératinocytes (cellules de l’épiderme) activées par les cellules immunitaires (avec en particulier une cytokine : l’interleukine 31) vont produire une cytokine spécifique : la TSLP. Cette cytokine va ensuite activer les terminaisons nerveuses. Celles-ci sont par ailleurs plus nombreuses que chez les personnes non atopiques, ce qui permet de comprendre pourquoi il y a une part neuropathique dans le prurit de la dermatite atopique. Mastocytes (cellules gonflées) et kératinocytes (cellules de la peau) produisent aussi des protéases qui se lient  à des récepteurs sur les terminaisons nerveuses (les PAR-2).

                On remarque au passage que l’histamine ne joue aucun rôle (ou alors mineur) dans le prurit de la dermatite atopique. C’est pourquoi les anti-histaminiques n’ont aucun effet, comme le montrent toutes les études. Les patients peuvent ressentir un effet mais il s’agit seulement de l’effet placebo.

                En revanche, les futurs traitements de la dermatite atopique devraient être très efficaces sur le prurit car ils vont agir sur les interleukines 4 et 13 et donc indirectement sur l’interleukine 31. Dans un futur plus lointain, nous aurons aussi des traitements agissant l’interleukine 31 ou la TSLP.

La suite de cet article pour comprendre les démangeaisons de la dermatite atopique est disponible dans le numéro 4 d’Eczéma Magazine. Le trimestriel de l’Association Française de l’Eczéma envoyée gratuitement à nos adhérents.

Stéphanie Merhand
Stéphanie Merhand
Fondatrice de l'Association Française d'eczéma.

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